Un samedi, une belle journée qui s'annonssait, je rentre de mon cours, je suis là devant ce bureau de tabac, tu rentre, tes lacets sont défaient, une seule envie si stupide, celle de te dire à ta sortie de les refaire, mais quand tu ressort mon portable sonne et je met de côté cette envie...
Tu traverse le premier passage pieton, puis tu poursuie le pas sur le deuxième, mais un car arrive, là dans ta direction, le chauffeur fait de son mieux pour t'éviter, tant bien que mal il fonce dans la voiture qui t'avais laissé passer, mais cet écart n'a pas suffit, l'arrière du car te percutte puis les roues te passent dessus...
Tu es là allongé sur le sol, tu ne pleure pas, tu ne cris pas, ton coeur bas mais rien de plus.
Le premier réflexe on appel les secours et je te regarde avec cet espoir que tu bouge enfin, et c'est à ce moment que tes premières larmes coulent, et un son sort de ta bouche.
Tu pars en urgence sur Genève entre deux soufles, ton état est très grave, mais tu avais repris conscience alors je te laisse partir avec l'espoir de te revoir un jour.
Le week-end suivant j'ai le malheur d'avoir apris que cet accident t'as couté la vie, et si je t'avais dit de rattacher tes chaussures serais-tu là où tu es à l'heure qu'il est ?
Je ne te connaissait pas, mais j'ai le sentiment de t'avoir arracher à ta propre vie, celle que tu as connue seulement pendant 9ans...
